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  • : Le blog du Rambouillet Olympique Triathlon
  • Le blog du Rambouillet Olympique Triathlon
  • : L'objectif du club est de se faire plaisir, de s'entraîner ensemble, de se retrouver lors des compétitions, de partager nos expériences. Ce blog permettra de se tenir informé des épreuves à venir, des résultats, de communiquer les informations de la FFTRI ainsi que de la ligue Ile-de-France. Tout cela dans le but de pérenniser cette activité au sein du club.
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Le Club

1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 12:35
Joyeuse Année 2016
Joyeuse Année 2016
Joyeuse Année 2016
Joyeuse Année 2016
Joyeuse Année 2016
Joyeuse Année 2016
Joyeuse Année 2016
Joyeuse Année 2016
Joyeuse Année 2016
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 21:55
1er Triathlon de Fontainebleau
1er Triathlon de Fontainebleau
1er Triathlon de Fontainebleau
1er Triathlon de Fontainebleau
1er Triathlon de Fontainebleau
1er Triathlon de Fontainebleau
1er Triathlon de Fontainebleau
1er Triathlon de Fontainebleau
1er Triathlon de Fontainebleau
1er Triathlon de Fontainebleau
1er Triathlon de Fontainebleau

Il fait limite froid au départ de la natation. J'ai adoré la brume sur le lac. Et au moins, ça me faisait une excuse pour ne pas nager droit...
La brume se dissipe avant la fin de la natation. Et c'est le moment d'enfourcher le vélo. J'ai eu froid au début du vélo mais ensuite le soleil s'est levé et c'était supportable. Je ne vais pas me plaindre surtout après la canicule de Vichy.
Je ne sais pas si je n'avais pas encore bien récupéré de Vichy ou si c'est la bosse du circuit bien casse-patte, mais j'ai manqué de fraicheur sur le vélo avec l'impression d'être scotché à 33-34 km/h. Ensuite, j'ai bien aimé la course à pied à 100% dans la forêt. Il faisait bien frais et c'était parfait pour courir.
J'ai pu maintenir mon rythme du début à la fin de la CAP. Seul bémol : les passages resserrés ou ce n'était pas facile de doubler.
Je fini la course assez frais finalement en 4h55. Mission accomplie car je m'étais fixé l'objectif de finir en moins de 5h.

Pour conclure, je conseille ce triathlon bien sympa dans un cadre champêtre. Le départ matinale n'était pas trop gênant car ça laisse toute l'après-midi de libre ensuite.

Maintenant, il reste Paris-Versailles et le tri de Ramboubou pour finir la saison. Ensuite c'est récup en Octobre avant de repartir pour une chaude année de triathlon en 2016.

Merci à éric pour les photos il faisait parti des photographes

eric.triathlonnature@gmail.com

 

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 23:52
Triathlon Chantilly
Triathlon Chantilly
Triathlon Chantilly
Triathlon Chantilly
Triathlon Chantilly
Triathlon Chantilly
Triathlon Chantilly
Triathlon Chantilly
Triathlon Chantilly
Triathlon Chantilly
Triathlon Chantilly

Quelques triathlètes Rambolitains avaient fait le déplacement pour le Castle Triathlon Series Chantilly et ils ont bien eu raison car ce fut un spectacle extraordinaire dans un cadre grandiose

David Boquet 6e du classement général du Long et 1er de sa catégorie nous raconte sa course

Lever 4h30 pour un départ de la course à 8h. Le cadre est magnifique. Nager et courir dans le bassin et dans le parc du château, le top...même si l'eau est fraiche et sombre.

1.9km de natation bouclé en 35mn (pas terrible) et pourtant 37e temps sur 404 inscrits et 327 arrivants (tous n'ont pas du être au départ).
Puis 87km avec, pour commencer, 1km sur un chemin de terre et des caillasses. Sympa pour les vélos et roues carbone! puis 2 boucles relativement plates, sans difficulté majeures exceptées les voitures. Cela roule assez fort et je me retrouve assez rapidement isolé. A mi parcours, on m'annonce 16e. Sur le 2e tour, je ne double plus grand monde à part les coureurs du Courte Distance partis un peu plus tard.
A l'arrivée du vélo, j'estime être 9 ou 10e. 87km en 2h17 (37.9km/h).
Puis la course à pied. Le cadre est superbe mais je n'aime pas le parcours. On nous fait courir sur de l'herbe. Aucun appui. Dès le départ, je sens que les jambes ne répondent pas comme d'habitude. 1er km en 4mn18. Il fait chaud, les ravitaillements sont quasiment inexistants (2 sur le circuit de 10.5km). Au début du 2e tour, une série de virage dans les allées du château me permettent de constater que je ne vois personne à 800m et personne à 800m derrière. Plus rien ne sert de se défoncer. Je ferai donc le 2e tour plus tranquille (en réalité, je suis mort... manque cruellement d'entrainement à pied). Heureux d'arriver en 1h30 pour 20.7km. Les autres ne devaient pas être au mieux non plus car, avec 1h30, je réalise le 5e temps.
A l'arrivée, 6e au général et pour la 2e fois, 1er Vieux.

Merci à éric pour les photos il faisait parti des photographes

 

 

 

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 19:39

Dimanche 08 mars 2684 coureurs s'élancent du Stade du Vieux Moulin de Rambouillet

Un parcours magnifique les attendent et cela commence à vive allure en descente

Le passage devant la Mairie au 2e km est toujours un spectacle attendu par les rambolitains

Semi Marathon de Rambouillet 2015Semi Marathon de Rambouillet 2015Semi Marathon de Rambouillet 2015

Ensuite et assez vite le parcours s'enfonce dans la célèbre forêt de Rambouillet puis le Pont du Perray au dessus de la Nationale 10

Semi Marathon de Rambouillet 2015
Semi Marathon de Rambouillet 2015
Semi Marathon de Rambouillet 2015

A la sortie de la piste cyclable tous les quartiers de Rambouillet sont visitées et notamment la Clairière où est né le Rambouillet Olympique l'organisateur de ce Semi Marathon

L'hippodrome, le Camping étoilé puis c'est le retour sous le pont de la Nationale 10

Semi Marathon de Rambouillet 2015

Encore quelques mètres

Semi Marathon de Rambouillet 2015Semi Marathon de Rambouillet 2015
Semi Marathon de Rambouillet 2015
Semi Marathon de Rambouillet 2015Semi Marathon de Rambouillet 2015Semi Marathon de Rambouillet 2015

Et l'arrivée

Semi Marathon de Rambouillet 2015
Semi Marathon de Rambouillet 2015
Semi Marathon de Rambouillet 2015
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 10:38
Ce week-end avait lieu la première édition du triathlon Emeraude Tri Race sur la côte d'Emeraude à quelques kilomètres de St Malo, à St Lunaire.
 
Neuf membres du club participaient à cette épreuve : Philippe, Yann, Romuald, Charles, Laurent, Guillaume, Hervé, Frédéric et Pascal. Malheureusement, Guillaume M, Christophe et moi sommes forfaits pour raisons familiales, maladie et blessure. 
 
Nous étions tous sur place depuis le vendredi ou samedi. Rendez-vous était donné samedi soir pour prendre l'apéro / pasta-party ensemble au camping. 
 
Les dernières interogations la veille de l'épreuve concernent la météo du dimanche, pluie/pas pluie, force du vent, température de l'eau...mais tout le monde semble motivé malgré la fatigue accumulé pour certains depuis l'Embrunman.
 
DSC00901 
 
Au réveil, le dimanche matin, bonne surprise, le ciel est dégagé et ne semble pas souffler très fort, la mer n'est pas trop agitée. La température de l'eau est annoncée à 17,8°C, largement plus chaude que la température de l'air à 10°C. C'est le moment de faire le choix de la tenue à vélo. Mailllot+Manchettes pour les plus frileux et tri-fonction pour les autres.
 
  DSC00888
 
 
 
 Vidéo Départ :
 
     
La mer n'est pas très agitée mais la houle présente ne permet pas de voir correctement les deux bouées à contourner avant de retourner sur la plage pour la sortie à l'australienne.
Sortie à l'australienne de Charles:
     
     
Sans surprise, c'est Pascal qui sort le premier de l'eau avec un 17ème temps natation. Bravo !!
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La mer est basse, donc avant de rejoindre le parc à vélo, il faut traverser toute la plage en courant dans le sable. Ce qui nous permet, en tant que spectateur de bien voir arriver les coureurs.
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Le parcours vélo se fait en 3 boucles de 30 km avec de nombreux demi-tours. Ce qui oblige à tout le temps relancer. Mais globalement le parcours est plat mais le vent complique un peu la tâche. A chaque passage à St Lunaire, c'est le ravitaillement, bidon de boisson énergétique, eau.. tout à l'air très bien organisé.
     
Cette fois c'est Yann qui excèle dans sa spécialiité avec un 41ème temps vélo, et ce sans vélo de contre la montre ni même de prolongateur. Encore Bravo !!
     
Maintenant je vous laisse faire votre propre séance de séance de débriefing des transitions véo/cap grâce aux vidéos ci-dessous:
     
Transition Yann:
     
Transition Pascal:
     
Transition Guillaume :
     
Transition Laurent:
Transition Fred et Philippe:
     
Désolé pour les autres mais à ce moment la batterie de mon appareil photo m'a lâchée. On compte sur sur Maud pour nous faire partager ses photos.
     
Pour la partie course à pied, trois boucles de 7 km à effectuer entre le centre de St Lunaire et le bord de la côte avec passage à chaque mileu de la boucle devant l'aire d'arrivée et tous les spectateurs et les odeurs de frites et de galette saucisse.
     
J'aurais bien aimé pouvoir faire cette partie à pied, le parcours avait vraiment l'air sympa. 
 
A pied, c'est Laurent qui remonte tous de nombreux coureurs et signe le meilleur temps du club et le 29ème de la course.
A l'arrivée, rien n'est laissé au hasard et naturellement, en Bretagne, le ravitaillement est composé de galette saucisse, crêpes, kouign aman...
 
De retour de blessure suite à une chute lors de l'Embrunman, charles a du abandonner après le vélo.
Pour cette première édition, l'épreuve a rencontré un large succès et sera sans aucun doute au calendrier de la saison 2014. 
  
Bonne récupération à tous.
 
Jérôme
 
Les photos sont disponibles dans l'album photos "Emeraude Tri Race 2013" de ce blog. 
 
Les résultats:
 

CLT

NOM

NAT

T1

VELO

T2

CAP

TOTAL

1

BIGNET Stephan

00:28:27

00:00:49

02:18:25

00:01:04

01:19:04

04:07:46

54

HERMANT Laurent

00:41:08

00:02:27

02:38:40

00:01:01

01:28:47

04:52:02

75

GIRAUD Pascal

00:34:48

00:02:51

02:37:36

00:00:59

01:42:10

04:58:22

95

THIBAULT Guillaume

00:43:32

00:02:38

02:37:19

00:01:13

01:40:22

05:05:02

97

LECUYER Philippe

00:36:58

00:03:18

02:44:34

00:01:39

01:38:51

05:05:18

138

BOULAIRE Frédéric

00:39:17

00:02:28

02:42:28

00:01:17

01:50:17

05:15:45

153

GAC Yann

00:39:37

00:02:57

02:31:09

00:01:07

02:04:14

05:19:03

202

MESTADCH Romuald

00:55:56

00:05:00

02:53:01

00:01:09

01:40:52

05:35:57

224

ANTHOINE Hervé

00:48:02

00:03:23

02:47:47

00:02:22

01:58:33

05:40:05

336

GRAS Didier

01:03:49

00:04:08

03:19:03

00:03:13

02:24:09

06:54:19

ABD

BABUEL Charles

00:45:58

00:04:0154

03:22:53

     
 
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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 23:15

UTMB

Ultra Trail du Mont-Blanc

Je vais enfin pouvoir prendre le départ de cette course de tous les superlatifs : 168 Km, 9700m de dénivelé positif, 3 pays traversés, 10 cols à franchir, 6000 coureurs sur l’ensemble des courses de 73 nations différentes, 2000 bénévoles…

Carte-UTMB coureurs-2012 720

 

Profil-UTMB-2013

Cela fait maintenant plus de  deux ans que j’y pense. Le temps qu’il m’a fallu pour obtenir les 7 points permettant de pouvoir s’inscrire à la course. Mais cela ne suffit encore pas. Compte-tenu du nombre de demandes, c’est un tirage au sort qui permet d’obtenir ce fameux dossard. Je n’ai pas été tiré au sort en 2012 donc j’ai patienté encore une année de plus afin de pouvoir participé en 2013. Mais maintenant j’y suis…

Ca fait presque une semaine que l’on est arrivé à Chamonix. Le temps de s’imprégner de l’ambiance de ce rendez-vous. Au programme, départ de la course la PTL le lundi soir, arrivée des premiers de la CCC le mercredi soir, visite du salon du trail, match de hockey sur glace de l’équipe de France Espoir, balade à la mer de Glace, retrait des dossards, mini-trail de Jules et Léane le jeudi matin et derniers préparatifs du sac et de la tenue de course qui évolueront au fil de la semaine en fonction des prévisions de la météo.

 DSC00701

DSC00732.JPG

 

Le départ est prévu le vendredi 30 août 2013 à 16h30 de la place du triangle de l’amitié à Chamonix. Un SMS de l’organisation reçu le vendredi matin confirme cette heure de départ et aussi que nous emprunterons le parcours normal. En effet, il y avait plusieurs parcours de repli en cas de météo défavorable. Mais cette année ce ne sera pas le cas. Le soleil est annoncé en journée et le ciel dégagé avec des températures fraiches durant la nuit. Tout s’annonce bien.

Je me lève le vendredi matin bien reposé et détendu. La nuit a été calme.

La journée commence par un réveil musculaire d’une vingtaine de minutes avant le petit-déjeuner accompagné de Jules pour prendre l’air et consulter les dernières prévisions météo.

Ensuite petit-déjeuner et dernier pointage avec  Céline sur les horaires des bus de l’organisation et le sac d’assistance pour m’accompagner sur la course à certains ravitaillements.

C’est déjà l’heure de prendre le déjeuner léger et d’aller faire une courte sieste avant de se rendre sur la ligne de départ.

DSC00790 

DSC00788 

Derniers bisous, derniers encouragements de la famille, mes parents ont aussi fait le déplacement pour m’accompagner durant la course, et je me place au départ une heure avant mais il y a déjà du monde donc je m’assois comme tout le monde en attendant.

Plus les minutes passent, plus les visages se tendent et plus l’ambiance augmente avec toutes ces personnes qui se massent autour de nous pour assister au départ.

Je me sens bien, en pleine forme et près à affronter tous ces kilomètres. Je suis même étonné de ne pas être plus ému. Ce moment, j’ai l’impression de l’avoir déjà vécu  tellement j’ai déjà visualisé cette image du départ accompagné de la musique de VANGELIS « Conquest of Paradise ». L’imagerie mentale, je l’ai aussi utilisé en me visualisant entrain de franchir la ligne d’arrivée, mais à cet instant j’en suis encore loin…

Ca y est, le départ est donné, je mets un peu plus de 5 minutes avant de pouvoir commencer à courir et les premières foulées confirment mes bonnes sensations d’avant le départ.

Je tourne la tête de gauche à droite afin de profiter au maximum de l’ambiance dans les rues de Chamonix et tenter d’apercevoir mes supporters : Céline et les enfants, mes parents, Fabien et Florence.

C’est bon, j’ai pu les apercevoir. Maintenant je file en vue de mon premier objectif, le ravitaillement des Contamines où je devrais arriver à la tombée de la nuit et où j’ai prévu de me changer et de m’équiper en conséquence. Je garde bien en tête que je dois partir en sous régime, économiser au maximum ma foulée et ne pas me laisser entrainer par le flot des trailers dans une allure trop rapide. Profil 1

 

Le peloton est encore compact mais personne ne parle. Tout le monde semble concentré sur la première difficulté de la course, la montée au Délevret, 6 km et 695m de D+. C’est à ce moment que je sors mes bâtons que je ne quitterai plus jusqu’à l’arrivée dans les rues de Chamonix. J’ai fait le choix de les garder aussi bien en montée qu’en descente. En montée pour faciliter la progression et en descentes pour amortir les impacts au sol à chaque foulée. Toujours dans le souci de m’économiser musculairement. Quoiqu’il arrive, je sais que les courbatures arriveront tôt ou tard donc autant que se soit le plus tard possible.

 

LE DELEVRET

KM 14 / Alt 1739m / 948m D+ / 201m D- / Ve 18h24 / 1h53’52 de course / 765ème

17088197

 

La descente qui suit et qui mène au premier ravitaillement de St Gervais ne pose pas de difficulté,

on emprunte en grande partie les pistes de ski.

Au passage au ravitaillement j’aperçois mes supporters. Je suis rassuré, ils ont pu arriver jusqu’ici. C’est que les bus de l’organisation ont bien fonctionné.

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SAINT GERVAIS 

KM 21 / Alt 810m / 993m D+ / 1218m D- / Ve 19h11 / 2h41’16 de course / 664ème

Le chemin continue en direction des Contamines, première étape pour moi et premier ravitaillement où l’assistance est autorisé.

Sur cette première portion qui monte jusqu’aux Contamines puis ensuite jusqu’à La Balme et au col du Bonhomme, les pourcentages ne sont pas trop élevés et je cours beaucoup. Mais toujours avec une foulée courte et rasante. Dans les passages en sous bois il commence à faire sombre mais je ne sors pas la frontale pour le moment, j’attendrai le prochain ravitaillement.

Arrivé au ravitaillement des contamines, il y a un peu de monde et je ne vois pas Céline tout de suite. C’est normal, j’ai un  peu d’avance sur les prévisions et les commissaires de courses ne veulent pas la laisser entrer dans le sas réservé à l’assistance avant l’horaire prévu. Mais les choses entrent rapidement dans l’ordre quand elle explique que je suis déjà arrivé. Et dans la confusion, Jules a pu aussi se frayer un passage pour venir aussi dans ce sas participé à l’assistance. Ce qui était normalement interdit, une seule personne par coureur, c’est le règlement.

Pas de place à l’improvisation, j’avais préparé à Céline un mémo avec une check-list comprenant tout ce que j’avais à faire et à prendre, ainsi qu’un sac différent pour chaque ravitaillement où elle serait présente. Pour celui-ci se sera : changer de haut et mettre une première couche manches longues, prendre la lampe frontale, mettre les gants et la veste de pluie dans une poche accessible sans retirer le sac à dos, remplir les bidons, compléter mon ravitaillement…

Je peux la rassurer, tout va bien, je suis confiant pour la nuit qui s’annonce. Notre prochain rendez-vous est fixé au lendemain matin à Courmayeur, 46 kilomètres plus loin avec trois cols à franchir.

 

LES CONTAMINES

KM 31 / Alt 1170m / 1581m D+ / 1409m D- / Ve 20h50 / 4h19’35 de course / 525ème

 

Cette fois on attaque la première grosse difficulté, la montée au col du Bonhomme et au refuge de la Croix du Bonhomme, 13,6 km et 1273m de D+.

 

 Profil 2

 

J’avais reconnu l’intégralité du parcours à la fin du mois de Juin avec Fabien dans le cadre d’un stage de préparation organisé sur quatre jours par Vincent DELEBARRE, ancien triathlète de haut niveau, vainqueur de l’UTMB 2004, deuxième en 2005, troisième en 2006, guide de haute-montagne…

Mais à cette période la grande partie de cette ascension s’était faite dans la neige. Ce qui ne sera pas le cas aujourd’hui, donc je m’attends à la vivre différemment.

Quatre kilomètres après Les Contamines on passe devant la Chapelle de Notre Dame de La Gorge où de nombreux spectateurs assurent l’ambiance. Il fait nuit et le chemin qui monte en lacet est illuminé par des bougies posées sur le bas côté.

Pour cette première longue ascension, je tâche à monter tranquillement à mon rythme. Je n’ai pas pris de cardio pour cette course, ni de GPS d’ailleurs, pour tout faire aux sensations.

Même sans la neige, j’arrive à me repérer au cours de l’ascension. Je me retourne de temps en temps pour observer les lueurs des frontales. La température est douce, le ciel bien étoilé, il n’y a pas de vent. Toutes les conditions sont réunies pour que tout se passe bien.

 

REFUGE DE LA CROIS DU BONHOMME

KM 44,7 / Alt 2439m / 2911m D+ / 1489m D- / Ve 23h22 / 6h51’31 de course / 356ème

 

Arrivé au sommet, je ne m’attarde pas et attaque tout de suite la descente pour ne pas attraper froid. Dans la première partie, la pente est très raide et glissante. Non pas à cause de la pluie mais des nombreux ruisseaux que l’on traverse. Ensuite c’est plus tranquille, mais dans la nuit il faut tout de même rester très vigilant.

A l’arrivée en bas, au ravitaillement des Chapieux, il y a un contrôle systématique des sacs et du matériel obligatoire. C’est mon deuxième depuis le départ. Le premier avait eu lieu en me rendant sur la ligne de départ. Cette fois je suis un peu agacé de devoir une nouvelle fois vidé une partie de mon sac pour trouver ma deuxième lampe frontale et tout le matériel demandé. Heureusement que la contrôleuse ne me fait pas ouvrir tous mes sacs hermétiques dans lesquels j’ai emballé individuellement mes affaires : maillot deuxième couche, pantalon de pluie, etc…

Et encore une fois l’ambiance est assurée lors de ce ravitaillement avec une scène d’installée et un concert en live.

 

LES CHAPIEUX

KM 50 / Alt 1553m / 2911m D+ / 2395m D- / Sa 00h06 / 7h28’34 de course / 334ème

 

Passé ce ravitaillement, nous attaquons la montée au col de la Seigne.

Profil 3

 

D’abord par une portion de route qui monte légèrement et où j’alterne marche et course puis par les chemins. Cette montée, je l’avais également faite au mois de juin dans la neige et le froid. Mais cette nuit, malgré la douceur, elle m’a semblé beaucoup plus longue.

Arrivé au sommet du col de La Seigne, où il commence à faire plus frais, on bascule côté italien.

 

COL DE LA SEIGNE

KM 60 / Alt 2507m / 3869m D+ / 2434m D- / Sa 02h04 / 9h33’52 de course / 311ème

 

La descente est technique mais rapide jusqu’au Lac Combal avant de remonter à l’arête du Mont-Favre et d’aborder la longue descente qui nous mène au ravitaillement de Courmayeur, deuxième étape pour moi de cette course.

 

LAC COMBAL

KM 65 / Alt 1964m / 3869m D+ / 2987m D- / Sa 02h39 / 10h09’15 de course / 305ème

 

ARETE DU MONT FAVRE

KM 69 / Alt 2409m / 4326m D+ / 2989m D- / Sa 03h40 / 11h10’00 de course / 278ème

 

La descente vers Courmayeur s’effectue en deux temps, d’abord en pente douce dans des chemins caillouteux jusqu’au col de Chécrouit. J’ai encore des bonnes sensations, il fait nuit mais ma frontale m’assure une bonne visibilité. Je relâche un peu mon attention en apercevant en contrebas les lumières du ravitaillement du Col de Chécrouit et ce qui devait arriver arriva… la chute. Dans cette même descente où j’avais aussi chuté lors de la reconnaissance du parcours. Je me retrouve allongé à plat ventre sur le bas côté du chemin. Je me relève sans trop de difficulté, mais j’ai un genou en sang et j’ai perdu un bâton. Sachant que le ravitaillement approche, je décide de poursuivre jusqu’à celui-ci pour y faire le bilan de la chute mais avant de repartir je perds quelques minutes à retrouver mon bâton caché dans les herbes en contrebas.

Arrivé au ravitaillement, je prends le temps de m’asseoir pour boire une soupe. Je me fais la remarque que c’est le premier ravitaillement où je prends le temps de m’asseoir. Je fais le point, c’est le côté droit qui a pris. J’ai mal à la cheville, au genou et au coude droit et le genou gauche est en sang. Mais la douleur est largement supportable pour le moment et ne devrait pas m’empêcher de courir.

Simple rappel à l’ordre…

 

 COL DE CHECROUIT

KM 73 / Alt 1958m / 4337m D+ / 3485m D- / Sa 04h19 / 11h48’53 de course / 276ème

 

La deuxième partie de descente est moins technique mais la pente est plus raide et la descente s’effectue en lacets dans la forêt. Ce n’est pas le moment de se prendre le pied dans les racines et de rechuter. Je pars donc doucement et me fais rattraper par trois italiens qui descendent à une bonne allure. J’en profite pour leur emboiter le pas et terminer la descente avec eux.

J’arrive enfin dans les rues de Courmayeur où je dois retrouver Céline, mon père et Fabien qui prenaient le bus à 04h00 de Chamonix pour venir me voir à Courmayeur.

Arrivé au ravitaillement, pas de problème, ils sont bien là.

Tout comme aux Contamines, Céline sort la check-list : petite toilette à l’aide de lingettes, changement complet de la tenue (les chaussures ainsi que les vêtements), passage de pommade sur les pieds, recharge des bidons et du ravitaillement (sandwich, barres énergétiques, gels, mélange de fruits secs et de noisettes, amandes, noix de cajou, noix…)…

Pour le ravitaillement liquide, j’ai opté pour deux bidons de 750cl posé sur les bretelles. C’est plus pratique à remplir que la poche à eau et cela me permet d’avoir deux boissons différentes et donc de varier les plaisirs entre ma boisson aux fruits rouges, celle au citron et le coca et l’eau gazeuse des ravitaillements.

Je fais un rapide bilan de cette première partie de course. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut arriver frais à Courmayeur pour espérer aller au bout. Frais tout est relatif quand j’ai déjà fait 77 km, plus de 12h de course et presque une nuit complète sans dormir. Mais je me sens toujours bien, pas encore de courbatures et pas fatigué malgré la nuit bien avancée. La seule chose qui m’inquiète un peu est que je ne m’alimente pas du tout comme prévu. Je n’ai pas d’appétit pour avaler tous mes produits énergétiques et en consomme donc très peu. J’ai l’estomac noué, ce que j’attribue à l’effort en altitude et pour lequel je n’ai que très peu d’expérience. Mais j’apprends que je suis dans les 300 premiers, je suis en avance sur mes estimations donc je reste optimiste pour la suite.

Je quitte mes supporters quelques minutes pour aller prendre une soupe, quelques bouchées de pâtes à la sauce tomate et une part de tarte aux abricots.

Et c’est reparti. L’arrêt aura duré 21 minutes. Prochaine étape et prochain rendez-vous à mes supporters : Les Chapieux en Suisse dans 45 km.

 

COURMAYEUR

KM 77 / Alt 1192m / 4337m D+ / 4241m D- / Sa 05h20 / 12h28’33 de course / 277ème

Profil 4

 

Je repars à une bonne allure pour attaquer la montée au refuge Bertone. Certainement un peu trop vite, je ne peux pas tenir ce rythme jusqu’au refuge et suis obligé de ralentir. Ce qui explique que j’ai rattrapé beaucoup de coureurs sur cette portion et lors du ravitaillement au refuge où je ne me suis presque pas arrété. Le jour commence à se lever et l’on aperçoit la ville de Courmayeur toute illuminée dans la vallée.

 

REFUGE BERTONE

KM 82 / Alt 1979m / 5153m D+ / 4261m D- / Sa 06h34 / 14h04’13 de course / 226ème

 

Cette portion entre le refuge Bertone et le refuge Bonatti est une section sans trop de dénivelé où l’on a beaucoup de temps à perdre si on ne peut plus courir. Heureusement ce n’est pas mon cas, je marche dans les montées et relance aussitôt après en trottinant. J’ai encore mes douleurs liées à la chute mais j’en fais abstraction et cela ne m’empêche pas de courir. C’est ma douleur au coude qui m’handicape le plus pour pousser sur les bâtons. J’arrive enfin au ravitaillement du refuge Bonatti où s’annonce la descente jusqu’à Arnuva.

 

REFUGE BONATTI

KM 90 / Alt 2015m / 5433m D+ / 4463m D- / Sa 07h48 / 15h18’12 de course / 215ème

 

Dans la descente vers Arnuva, la pente est raide et je commence à sentir la fatigue dans les jambes et les courbatures qui arrivent. Je diminue l’allure et marche même par moment.

 

ARNUVA

KM 95 / Alt 1771m / 5538m D+ / 4824m D- / Sa 08h43 / 16h12’53 de course / 212ème

 

Il faut attaquer maintenant la montée vers le point culminant de la course, le Grand Col Ferret perché à 2527m d’altitude. Dès le début de la montée, je ne me sens pas bien et commence à sentir la fatigue. Je repense à la longue ascencion que l’on avait fait dans le froid et sous la pluie lors de la reconnaissance. Je pars donc vraiment doucement et essaie d’être régulier jusqu’au sommet mais je pioche dans mes réserves qui ne sont plus aussi denses qu’au départ et j’ai toujours du mal à m’alimenter. Je m’arrête à plusieurs reprises pour laisser passer des coureurs. Et je pense à la longue descente de plus de 18 km et 1840m de dénivelé négatif qui va suivre. En montée je ne sens pas trop mes courbatures et que va-t-il en être en descente ?

 

GRAND COL FERRET

KM 100 / Alt 2527m / 6292m D+ / 4824m D- / Sa 10h10 / 17h39’55 de course / 212ème

 

Arrivé au sommet, on bascule sur le versant côté suisse. Je suis cuit mais je m’efforce de continuer et de descendre un peu pour m’abriter du vent qui souffle fort en ce début de journée avant de m’arrêter pour retirer ma veste.

Il me faudra au moins 15 minutes, pendant lesquelles je marche, pour récupérer de l’ascencion. Je trottine un peu en descente mais les jambes sont dures. Je suis une nouvelle fois obligé de marcher à plusieurs reprises en descente. Ce qui est frustrant pour moi qui suis à l’aise en descente. Mais à ce moment j’en viens même à penser préférer les montées. J’arrive tout de même à « foncer doucement » selon l’expression de Vincent dans les parties très peu techniques.

On traverse de jolis petits villages suisse où des enfants installent devant leurs chalets des ravitaillements « sauvages ». Je m’en sert principalement pour me rafraichir la tête et le visage car il commence à faire très chaud.

Avant d’arriver à mon troisième point étape de Champex, il faut monter par le sentier des Champignons qui emprunte un chemin en forêt bordé de scultures en bois en forme de champignons et d’autres créatures. J’ai eu plus le temps de les observer que pendant le stage de reconnaissance où l’on avait fait la course sur cette portion de 5 km avant l’arrivée à Champex.

Une nouvelle fois, j’avais donné rendez-vous à Céline sur ce ravitaillement où l’assistance était autorisée. J’avais mon groupe de supporters au complet, Céline et les enfants, mes parents et Fabien et Florence.

J’étais content de les voir avant d’aborder les 45 derniers kilomètres car c’est dans cette dernière partie que sont les plus grosses difficultés techniques.

Idem qu’aux deux autres points d’assistance précédents, ma check-list est prête ( changement de t-shirt, de chaussettes, remplissage des bidons…).

DSC00800

 

Je me suis arrété à nouveau 21 minutes sur ce ravitaillement et je prend quelques minutes pour discuter un peu à la sortie de la suite des évênements. Me sentant certainement fatigué physiquement et moralement, Céline et mes parents décident de venir me voir au prochain ravitaillement de Trient.

 

CHAMPEX

KM 123 / Alt 1481m / 7057m D+ / 6664m D- / Sa 14h32 / 21h40’50 de course / 204ème

 

 

 

 

 

 

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 23:14

 

  Profil 5

 

 

 

Avant le départ j’avais prévu que ma quatrième et dernière étape serait celle qui mène de Champex à l’arrivée à Chamonix. Mais vu mon état, je revois mes plans pour évoluer maintenant de ravitaillement en ravitaillement. Le prochain se trouve donc à Trient. Mais pour y accéder il faut passer par la longue montée de Bovine. Longue parce qu’à ce stade je les trouve toutes vraiment longues alors que je l’ai abordé plutôt remonté en pensant que j’allais bien la passer. C’est le souvenir que j’en avais gardé de la reconnaissance, mais nous l’avions débuter au matin du dernier jour de stage et bien reposé par la nuit en gîte à Champex. Mais aujourd’hui je la trouve interminable et difficile techniquement avec tous ses blocs rocheux. C’est pourtant au sommet que je pointe à ma meilleure position au classement général.

17089868

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BOVINE

KM 132 / Alt 1898m / 7748m D+ / 6847m D- / Sa 16h27 / 23h57’27 de course / 202ème

J’appréhende une nouvelle fois la descente, mes jambes sont de plus en plus raides. J’ai de grosses courbatures aux quadriceps et les muscles tibiaux antérieurs très durs et douloureux par les impacts répétés en descente. Encore une fois je mets du temps avant de me mettre à courir. Mais cette fois le mental prend le dessus et j’insiste et essaie d’être le plus relâché possible pour allonger la foulée et aller un peu plus vite.

Je suis ravi d’entendre le bruit des spectateurs et de la musique qui doivent annoncées que l’on arrive au ravitaillement de Trient. J’ai un mauvais pressentiment et je demande à un spectateur si l’on arrive bien à Trient mais je prends une claque moralement quand il me répond que ce n’est pas Trient mais le passage au col de la Forclaz et qu’il reste encore quatre kilomètres avant le ravitaillement.

Je fini par y arriver mais je suis de plus en plus usé. J’y reste 20 minutes. Céline me donne rendez-vous à Vallorcine pour l’ultime ravitaillement avant Chamonix. Je sens que je vais en avoir besoin.

TRIENT

KM 140 / Alt 1303m / 7971m D+ / 7607m D- / Sa 18h14 / 25h23’41 de course / 208ème

Profil 6

Je ne prend que très peu de plaisir sur cette portion entre Trient et Vallorcine, comme sur celle que je viens d’effectuer entre Champex et Trient. D’abord une montée à Catogne qui n’en finit pas. Puis une descente jusqu’à Vallorcine moins technique qui emprunte des pistes de ski au cours de laquelle on revient en France (la boucle est presque bouclée) et qui me permet grâce au mental de courir un peu malgré les douleurs aux jambes.

 CATOGNE

 KM 145 / Alt 2009m / 8797m D+ / 7625m D- / Sa 19h37 / 27h06’48 de course / 206ème

J’arrive tant bien que mal à Vallorcine. Cette fois je commence à y croire et à me voir passer la ligne d’arrivée. Je sais que les 18 derniers kilomètres seront longs mais à ce stade c’est impossible pour moi de ne pas terminer. Heureusement que je suis encouragé par Céline, Jules, Léane et mes parents. Je n’ai toujours pas plus d’appétit mais je grignote quelques gâteaux et mange des compotes pour tenir le coup. Une autre difficulté vient se greffer, c’est la tombée de la nuit. Je repars de Vallorcine après 18 minutes d’arrêt. Le prochain rendez-vous est fixé à l’arrivée à Chamonix.

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VALLORCINE

KM 150 / Alt 1263m / 8830m D+ / 8406m D- / Sa 20h50 / 28h01’46 de course / 203ème

17089869

 Profil 7

 

 

Nous commençons par monter au col des Montets par un chemin assez large sans difficulté. J’ai fait le plein d’énergie et la pente n’est pas très raide. Tout commence bien.

Mais après le col, l’ascension se poursuit par un petit chemin au travers des blocs de pierre. Le pourcentage augmente et une succession de marche soit en pierre soit en bois vient compliquer la progression. Après une heure d’ascension, je suis à bout de force. Et cette fois je ne trouve pas le mental nécessaire pour me donner un bon coup de pied aux fesses. J’avance toujours mais à très faible allure.

J’aperçois en hauteur dans un virage des personnes avec des enfants assises par terre à regarder passer les couleurs. Je trouve surprenant de les voir à cet endroit de nuit et sans éclairage. C’est plusieurs minutes après en arrivant à leur niveau que je m’aperçois que ce n’était que des rochers. Et encore quelques minutes plus tard que je prends conscience que j’ai eu une hallucination. Un trouble bien connu des ultra-trailers en manque de sommeil et d’énergie. Cela fait maintenant presque 40 heures que je suis levé. J’avais connaissance de ces troubles mais c’était la première fois que ça m’arrivait.

Je continu sur ce rythme très lent jusqu’au sommet à La Tête aux Vents.

 LA TETE AUX VENTS

KM 158 / Alt 2116m / 9687m D+ / 8413m D- / Sa 23h06 / 30h36’07 de course / 210ème

J’attends avec hâte d’aborder la dernière descente vers Chamonix. Mais il faut d’abord rejoindre La Flégère et emprunter quatre kilomètres de sentier dans les rochers. Je n’ai toujours pas plus d’énergie, le moral n’est pas revenu et cette fois je n’ai plus de plaisir. Une seule envie, celle de franchir la ligne d’arrivée pour que tout soit terminé et que je puisse aller me coucher. Mais ce n’est pas si simple, même en marchant, avec la fatigue et le manque de visibilité, la progression est difficile. Je manque à plusieurs reprises de tomber mais me rattrape grâce à mes bâtons.

LA FLEGERE

KM 162 / Alt 1870m / 9733m D+ / 8720m D- / Sa 23h56 / 31h26’14 de course / 216ème

Depuis le temps que je l’attendais cette dernière descente !!

J’arrive à enchainer quelques foulées mais dès que la pente se durcit au travers de la forêt je marche. Je suis impressionné par ceux qui me doublent et arrivent encore à courir parfaitement. Mais il y a plus mal que moi, je double quand même quelques coureurs. J’aperçois les lumières de la ville dans la vallée, j’y suis presque. Ma délivrance arrive lorsque je perçois la lueur des lampadaires des rues de Chamonix à une centaine de mètres devant moi. 

Je retrouve enfin le bitume et le plat des rues de la ville. Miraculeusement j’en oublie toutes mes douleurs. Je retrouve une foulée plus aérienne. Cette fois c’est bon, j’irai au bout, quitte à ramper s’il le faut.

 Je retrouve mon père qui m’attend pour m’accompagner sur le dernier kilomètre. Malgré l’heure avancée, il reste quelques spectateurs qui encouragent en attendant certainement l’arrivée d’un proche.

Je récupère au passage Jules et Léane pour terminer la dernière centaine de mètre ensemble. J’aurai aimé pouvoir arriver dans les rues de Chamonix pleines de spectateurs. Mais ce n’est pas le cas, je ne ressens pas de forte émotion. Cette image, me voyant franchir la ligne d’arrivée je l’avais aussi beaucoup visualisé lors des entrainements et pendant la course dans les moments difficiles. Mais là, c’est pour de vrai, je franchi la ligne d’arrivée.

Nous sommes le dimanche 2 septembre 2013, il est 1h22.

32h52’19 de course, soit 5,13 km/h de moyenne, 219ème au classement scratch, 117 SEH et 86ème français.

S’en suit quelques photos et félicitations du speaker. Et je peux enfin récupérer ma veste de FINISHER.

DSC00818

 

 17086583

 

  17094344

 

  17094345

 

 

 

Je ne réalise pas vraiment ce que je viens de faire. Je n’ai qu’une envie, allé prendre une douche et me coucher.

A ce moment j’ai une grosse pensée pour tous les coureurs qui passeront leur deuxième nuit sur les chemins.

arrivée

 

 

Je ne peux pas terminer sans remercier :

 

Céline, Jules et Léane de m’avoir accompagné et soutenu durant toute la préparation et la réalisation de cet objectif, de l’inscription jusqu’au passage à l’arrivée. 

 

Merci également à tous ceux qui m’ont soutenu et encouragé sur le parcours (mes parents, Fabien et Florence), à Fabien pour toutes les heures d’entrainement passé ensemble, à tous ceux que je ne peux pas citer au risque d’en oublier mais qui m’ont aussi soutenu derrière leur écran d’ordinateur ou encouragé par sms pendant la course.

DSC00821

   

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 23:13

Le premier bilan positif que je peux faire à chaud est que je suis arrivé en forme le jour J, bien entrainé et bien reposé. Les courbatures sont arrivées assez tardivement, grâce notamment au travail de renforcement musculaire. Je n’ai pas eu de problème gastrique, mal récurent chez l’ultra-trailer et qui peut rapidement contraindre à l’abandon.

 

Les points négatifs sont, malgré le stage de reconnaissance et le séjour à l’Alpe d’Huez, le manque d’entrainement spécifique en montagne. D’une part pour habituer l’organisme à l’effort en altitude. Mais aussi pour l’habituer aux traumatismes liés aux longues descentes. Le deuxième point à améliorer est la gestion des temps de repos lors des ravitaillements pour prendre plus de temps pour se masser les jambes et bien récupérer. Au final, c’est rarement du temps de perdu.

 
 

 

 

LES STATISTIQUES DE LA COURSE :

 

Nombre de partants : 2469dont femmes : 223 (9,03% des partants)

 

Nombre d'arrivants : 1686(68,29% des partants) dont femmes : 140 (8,30% des arrivants) (62,78% des partantes)

 

Nombre total d'abandons : 783(31,71% des partants)

 

 

 

Répartition des partants par catégorie

 

       

 

Femmes

 
 

SE F

 
 

V1 F

 
 

V2 F

 
 

V3 F

 

223

85

92

44

2

Hommes

ES H

SE H

V1 H

V2 H

V3 H

V4 H

2246

5

750

986

441

60

4

 

 

 

Répartition des abandons par catégorie

 

SE F

V1 F

V2 F

V3 F

30
(35,29%)

36
(39,13%)

16
(36,36%)

 

1
(50,00%)

ES H

SE H

V1 H

V2 H

V3 H

V4 H

1
(20,00%)

198
(26,40%)

313
(31,74%)

157
(35,60%)

26
(43,33%)

4
(100,00%)

 

 

 

Répartition des abandons sur le parcours

 

Delev

StGer

Conta

Balme

Bonhom

Chapieu

Seigne

Combal

MtFavre

Checrou

2

29

92

25

3

77

2

61

3

6

Courm

Bertone

Bonatti

Arnuva

GdColF

Fouly

Champex

Bovine

Trient

Catogne

146

9

4

103

6

76

65

16

25

2

Vallo

Flégère

Inconnu

             

20

2

8

             

 

 

 

Ma tenue de course au départ :

 

TENUE COURSE DEPART

DETAIL

POIDS

Corsaire Salomon

142

Chaussettes QUECHA

53

Chaussures SALOMON XT WINGS 3

722

Tour de poignet éponge ADIDAS

18

Montre Timex

47

T-shirt

123

Gants vélo DECATHLON

43

Ceinture porte dossard OVERSTIM'S

85

Pochette SALOMON

25

TOTAL

1258 gr

 

La composition de mon sac de course :

 

SAC COURSE

DETAIL

POIDS

Lampe frontale PETZL MYO XP

205

Lampe frontale de secours PETZL

79

Piles de rechange lampe 1

77

Piles de rechange lampe secours

33

Buff

37

Bonnet ODLO

35

Gants THE NORTH FACE

103

Sous-gants

27

Veste de pluie SALOMON

234

Micro polaire KALENJI

297

Couverture de survie

55

Téléphone SAMSUNG

118

Gobelet

41

Bidons RAIDLIGHT X2

193

Pharmacie

73

Manchons de compression BV SPORT

39

Casquette

50

Sur pantalon imperméable GO SPORT

183

Carte d'identité

 

Sac SALOMON 12L

515

Bâtons PETZL

500

Crème NOK

50

Chaussettes de rechange

53

Paquet mouchoir en papier

16

Lingettes

47

Boisson

1500

Ravitaillement

480

TOTAL

5520 gr

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 18:51

 trivichy2013vélo3

Le WE dernier, je me suis rendu dans mon Auvergne natale pour participer au Half de Vichy. A noter que le full était support des championnats d’Europe, la classe.
Par quoi commencer, tant de très bons souvenirs se bousculent au portillon.
Quand je revois les photos de la course, je remarque que le temps était maussade dans les premières heures, et pourtant, lorsque je me remémore l’évènement, dans ma tête il fait beau (et ceux qui me connaissent bien savent à quel point j’exècre le mauvais temps, surtout en été où il devrait être interdit !). Une petite métaphore donc pour vous dire qu’il s’agit de mon meilleur souvenir triathlétique. 

 Trivichy2013nat
Vichy est une très belle ville et les suiveurs (famille ?) y trouveront leur compte. Le site du triathlon (parc omnisport Pierre Coulon) est somptueux et intègre : de nombreuses places de parking (on se gare facilement la veille, juste avant le départ, pendant la course ce qui est très très rare), le parc à vélos, le départ, l’arrivée, les transitions, le village expo avec les dossards, un espace de gardiennage des vélos, un espace restauration, la pasta party. C’est la fameuse unité de lieux chère au patron de l’organisation.

Après cette petite introduction, voici le récit chronologique :

- samedi am : dépôt des vélos. Chaque athlète est assisté et conduit à travers le parc par un bénévole ! Celui-ci explique avec pédagogie le fonctionnement des transitions (transition bags). Le tout est très rapide, on ne se casse pas les jambes dans la file d’attente.
- Après : les préparatifs de course sont rendus difficiles à cause de progénitures surexcitées. Heureusement papi et mamie sont là pour les faire courir, soulever et jeter des trucs lourds, casser des arbres…

 trivichy2013vélo1
- La nuit est facilitée par l’utilisation de boules quies (fêtards dans la résidence)
- Lever tôt à 6h, bien sur c’est trop tôt et j’arrive pas à m’alimenter.
- Entrée dans le parc à 6h45 puis je regarde une bénévole gonfler mer pneus ! Comme je suis sadique je demande 9 bars:twisted: . Puis je dépose mes barres énergie sur mon vélo et je sors, y a rien d’autre à faire puisque tout le matos est dans les sacs transition. 
- Direction hall de préparation : on peut passer tranquillement sa combi à l’intérieur, assis sur une chaise et en plus y a des tables partout, on peut ranger facilement ses affaires qu’on remet à l’orga dans un sac vert prévu à cet effet
- Départ à 8h, un allé-retour dans la retenue d’allier (quasiment un pont à pont) qui n’est pas sans rappeler les prestigieuses joutes d’aviron Oxford-Cambridge. Suis dans la vague élite ! Je pars à bloc pour justifier ma présence. AU bout de 100 m, je vois de nombreuses étoiles à chaque inspiration. Il fait jour et de plus le ciel est couvert. Ce sont donc des étoiles que je suis seul à voir. Je divise ma vitesse par 2. Je trouve mon rythme après 1000m mais je suis déjà limite Hypo. Sortie en 35’, pile dans le tableau de marche tout de même.
- La transition se passe bien. Je m’assois sur un banc et une hôtesse range ma combi.
Je rate la montée sur le vélo, une chaussure explose et se retrouve du côté gauche de la route alors que je suis côté droit. Impossible de la récupérer, de nombreux triathlètes passent au milieu ! Heureusement une spectatrice enjambe une barrière et réussit après un superbe slalom à me rapporter cette chaussure. Merci à elle ! Bilan 2’ perdues sur le temps vélo. Suis pas à une minute près d’habitude mais là j’aimerais bien titiller les 5h alors çà m’embête un peu sur le moment.
Bon je pars pas trop vite et surtout je commence par m’alimenter. IL fait malheureusement très frais. La perspective de fringale s’éloigne et je me mets en position. Les 45 1ers km sont assez faciles et effectués à 38-39 de moyenne, vent dans le dos. Le retour est piégeux, le vent est fort et il n’y a pas d’abri, de plus la route tape pas mal sur la fin. De nombreux gars prennent des cartons pour drafting. Cà rigole pas. Parcours bouclé en 2h 35, c’est toujours bon pour le tableau de marche. J’entre dans le parc et jette mon vélo à un bénévole, çà libère.
Transition 2 sans problème, une hôtesse finit de me déshabiller. Il parait que certains se sont fait enfiler leurs chaussettes complètement à poil !

 

trivichy2013cap3
C’est parti pour la cap ! 2 tours de 10,5 tracés dans le parc omnisport et de l’autre côté de l’allier (on traverse sur les 2 grands ponts habillés des drapeaux nationaux, c’est New York !) sur le quai (piste cyclable très verte). C’est un parcours magnifique essentiellement plat sur allées en terre battue, c’est top confort et les appuis sont très stables. On tourne constamment autour du site et les suiveurs peuvent voir les coureurs 4 ou 5 fois par tour. A l’issue de chaque tour, on passe dans l’arène d’arrivée, çà relance avec les fameux speakers fous. Je boucle le premier 10,5 avec aisance et je pense pouvoir accélérer. L’objectif des 5 h est toujours accessible. Au km 12 (tous les km sont indiqués !), tout se grippe, les genoux lâchent à moitié, les mollets complètement. Des douleurs au diaphragme compètent le tout ! Suis obligé de marcher. Je finis en grande difficulté avec le style d’un embrunman qui arrive à minuit. C’est cuit pour les 5h mais bon çà fait une excuse pour revenir ! J’arrive dans l’arène et mes enfants font irruption sur le tapis rouge, suis bien obligé de les remorquer. Du coup je suis déconcentré et je passe tout droit comme si je repartais pour une 3ème boucle ! Heureusement les speakers me hurlent dessus et je redresse le cap. 2 coureurs en profitent cependant pour me passer lâchement devant. Le tour des arènes est triomphal, on est mitraillé par les photographes et chaque triathlète est filmé. 138ème en 5h05
Je suis ensuite canalisé vers le hall de récupération ou nous attend notre équipement d’après course. Un peu refroidi, j’ai apprécié de pouvoir enfiler des habits secs. Surprise, un buffet gargantuesque nous attend avec taboulet, salade piémontaise, fruits secs, brownees, melon, pastèque, chocolat, toutes sortes de boissons. De plus un stand fait cuire des crêpes en continu ! Il y aussi un espace kiné/ostéo bien sur. De plus on reçoit une magnifique médaille (et pourtant j’en ai rien à fiche d’une médaille) et un T-shirt de finisher très stylisé.
A la sortie du hall, il y a un gars qui fait signer des autographes. C’est bien la 1ère fois de ma vie que je signe un autographe…Il doit s’agir d’un membre de l’orga en civil pour nous faire croire qu’on est des stars.
Enfin, pour récupérer le matériel au parc, j’arrive en montrant mon dossard et un bénévole se charge de récupérer toutes mes affaires sans que j’ai à faire un mètre. En plus il me félicite, c’est incroyable.
En résumé, j’ai bien aimé (une fois n’est pas coutume) cette grosse orga qui fait tout pour coucouner le triathlète.

Et si on trouve mon récit peu impartial du fait de mes origines géographiques, on peut se reporter au forum de trionline consacré à ce sujet : les seules critiques concernent la météo (l’orga n’a rien à voir) et les arbitres trop sévères/ drafting (idem).
Pour le reste, l’épreuve est plébiscitée et les bénévoles portées au pinacle. 

En plus il parait qu’un format M est en projet pour l’année prochaine….

 

trivichy2013cap2

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 07:34

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Nous Rambolitains qui vivons dans la plaine

Nous Rambolitains qui nous préparons de notre mieux pour affronter les cimes et les remous

Sache Rambolitain que tu pars vers un triathlon d'exception qui dépassera de loin les terpitudes que tu as connus dans la Beauce

dans les prés

dans la célibrissime Vallée de Chevreuse

Tu vas souffrir

Tu vas passer du congélateur au four

Tu vas perdre l'équivalent de 10 litres d'eau, de bière, de cola de tout ce qui se boit

Tout çà à cause d'un épiphénomène de 14 km :

l'ALPE D'HUEZ

 

SAM 0073 (Copier)

 

En premier voici un détail des parcours

Un choc thermique surviendra dès que tu entreras dans l'eau du barrage de Vernay,

13° c'est froid très froid.

De plus tu ne pourras pas t'entraîner dans cette dite eau

"on a pas le droit de se baigner dans un barrage EDF c'est rigoureusement interdit"

Pour t'entraîner il faudra régulièrement faire un bain froid avec des glaçons

Il te faudra boire énormément d'eau avant le début de la compétition...

et l'évacuer dans la néoprène au départ natation



SAM 0088 (Copier)

Le vélo commence par 25 km sur une route ombragée et légèrement descendante où le vent est très présent, il conviendra de ne pas envoyer de la braquasse

Le premier col t'emmène à la station de ski du Grand Serre,

son autre nom est le col de la morte

http://www.youtube.com/watch?v=8B0PJkS0iyk

http://www.cols-cyclisme.com/images/courbes/1431.gif

Surtout ne méprise pas ce col

Entraîne toi au moins une fois dessus c'est un col fait pour les rambolitains régulier mais pas facile

La descente du col est facile mais pas très longue et tu arriveras à coup sûr sur ce qui s'apparente à un piège

 

SAM 0054 (Copier)


avant le col d'Ornon c'est pas facile notamment autour d'Oris en Ratier

Le col d'Ornon peut paraître facile les derniers kilomètres sont long c'est là que sont les plus gros pourcentages

http://www.cols-cyclisme.com/images/courbes/203.gif

Ce col permet de beaucoup s'alimenter notamment en liquide, ensuite c'est différent

La descente n'est pas très longue et n'est pas très difficile

A la fin de la descente il y a que peu de kilomètres avant le grand défi

je te conseille Rambolitain de manger et même boire en même temps après c'est beaucoup plus dur notamment de faire de la salive

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http://www.cols-cyclisme.com/images/courbes/1.gif

14 km cela peut paraître court, très court mais çà peut s'avérer long très long

8% de moyenne c'est dur très dur

21 virages mythique mais le dernier est à 4 km du sommet

tu as l'impression de toucher au bout des doigts le sommet et tu n'y es pas encore

c'est impitoyable

sachant qu'en plus la température peut être supérieure à 30° insupportable

Tu es dans l'ALPE D'HUEZ et tu va souffrir

passer par toute les couleurs

ne plus savoir ton prénom

te demander pourquoi des ours des bouquetins des lamas centenaires et un gars déguisé en lapin rose te courrent après sans oublier les vautours au dessus de ta tête

mais qu'est ce qui t'a pris Rambolitain de partir vers un truc aussi dingue ?

Rien ne t'as préparer à cela... à Rambouillet

 

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Je te conseille au ravitaillement au pied de l'Alpe de ne prendre que de l'eau,

un pour boire et disperser les gels dans ton organisme

et l'autre pour t'asperger et en premier la nuque

3 gels c'est bien, les barres tu n'arriveras pas à les manger et le chocolat, même blanc, çà fond



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Cette année les coureurs du tour de FRANCE escaladeront 2 fois dans la même étape

toi après avoir mis ½ heure de plus que les sprinteurs il te faudra partir pour 22 km de course à pied

c'est différent mais c'est bien aussi

 

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La course à pied te fait partir vers le col de Sarenne, dont la route a été refaite donc pour le TDF et que tu auras peut être envie de faire lors de l'un de tes entraînements

en descente tu pourras dépasser les 100 km/h

en course à pied tu pourras cuire sur le bitume et même bouillir à 100 °

Courir à 1900 mètres d'altitude c'est pas évident surtout pour un Rambolitain

Tu devras habituer tes globules mais est ce que tes globules voudront s'adapter

 

Pour cela, à Rambouillet

ou La Tour EIFFEL « point culminant de l'IDF »

apprend à courir avec un sac plastique sur la tête serrer à mort au niveau de la jugulaire

Tu auras peut être l'impression de passer pour un

ce qui sera le cas

mais ce sera pour la bonne cause : reproduire un effort fort méconnu

je te conseille de faire un trou dans le plastique pour chaque œil ou prendre un sac plastique transparent sinon tu risque te te prendre des platanes pleine face

évite également de rentrer comme cela dans une banque tu risque de te faire plaquer au sol par le GIGN et de pas pouvoir faire ce triathlon


ALPE 0178

Tu finiras peut être... Mais dans quel état

A l'heure actuelle aucun Rambolitain ne peut témoigner

 

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Pour ne serait ce que finir donc dans un état honorable il te faudra t'entraîner dur

http://www.youtube.com/watch?v=o6J4kFC7hrg

comme un homme

un guerrier

Pour cela tu peux monter 100 fois les 17 tournants Senlisse où les escaliers qui t'emmène à ton appartement

bonjour la coloscopie d'automne

 

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Tu pourras aller à la Ferté Choisel te frotter aux très gros pourcentages

çà tombe bien je compte y aller bientôt



mais tu pourras surtout faire des cols autours de Bourg d'Oisans

par exemple le col de la Croix de Fer et dans la foulée le Glandon

http://www.cols-cyclisme.com/images/courbes/41.gif

http://www.cols-cyclisme.com/images/courbes/45.gif

à 04h00 du matin et pourquoi pas à jeun

 

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Faire des cols appropriés feront de ton petit organisme une vrai machine à gagner

Je te conseille en premier La Bérarde

çà tombe bien j'ai fait un joli sujet sur mon blog

http://triathlonnature.over-blog.com/article-la-berarde-preparation-pour-le-triathlon-de-l-alpe-d-huez-118575851.html

 

ALPE 0191


OULLES est bien, pas tout de suite, il faut avoir tâter du gros et du souvent, mais voici son pédigrée

http://triathlonnature.over-blog.com/article-oulles-un-avant-gout-de-l-alpe-d-huez-118578414.html

vous avez l'autorisation d'en parler à vos amis



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Mais il te faudra faire le parcours vélo et le col de la Morte



Les 2 Alpes sont bien

http://www.climbbybike.com/fr/profil.asp?Climbprofile=Les-Deux-Alpes&MountainID=6939

dans le même secteur Sarenne

http://www.cols-cyclisme.com/alpes-du-nord/france/col-de-sarenne-depuis-le-chambon-c886.htm

Tu ne pourras pas tout faire

il sera compliqué de résister

mais sache habitant de l'Ile de FRANCE la région Capitale que tu es Rambolitain et que çà ne te permet pas toutes les audaces

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Dans Bourg d'Oisans il y a une route qui part vers le village de Villard Notre dame

après cette route il y a un chemin qui mène au col de Solude

sur la route il y a des tunnels et il te faudra dans tout les cas une lampe frontale

Si tu ne peux pas résister fait là mais tu vas te fracasser

L'autre versant est dans le col d'Ornon après la route sur la droite qui mène à OULLES et part sur la gauche en direction de Villard Reymond plus accessible

Avec OULLES que je te conseille à faire en 3e mais après avoir fait l'Alpe c'est pas mal

 

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Ultime conseille : rentre à ton hôtel, ton gîte autour des 16 heures car l'effet de l'altitude te seront pesant ami Rambolitain et va souvent en haut de l'Alpe

pour boire une bière avec ton hôte par exemple Lundi 18h00 après avoir reconnu le parcours à pied plein cagnard

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Pour une ne fois je n'ai pas fait trop long et complet

tu peux toutefois me poser des questions



ALPE 0245

Voici une liste mais surtout Rambolitain n'en fait pas trop

COL D'ORNON 1367 mètres

d'Entraigues (LD avant l'ALPE d'Huez) 14,4 km Moy 3,9 % Max 7,4%

http://www.cols-cyclisme.com/images/courbes/203.gif

de la Paute 11,1 km Moy 5,8 Max 8,6

http://www.cols-cyclisme.com/images/courbes/204.gif

 

ascension de Auris 1610 mètres

de Bourg d'Oisans 16,1 km Moy 5,5% Max 10%

http://www.climbbybike.com/profile.asp?Climbprofile=Auris-dOisans&MountainID=5677

 

Rocher d'Armentier 1339 mètres

de Bourg d'Oisans 8,6% Moy 7,2% Max 11,5%

http://www.climbbybike.com/fr/profil.asp?Climbprofile=Rochers-dArmentier&MountainID=7095

de Freynet d'Oisans 8,2 km Moy 5% Max 12% - descente de 1 km au milieu

http://www.climbbybike.com/fr/profil.asp?Climbprofile=Rochers-dArmentier&MountainID=7096

 

Col du Solude 1680 mètres

de La Paute 15 km Moy 6,3% Max 12,5

http://www.cols-cyclisme.com/images/courbes/318.gif

de Bourg d'Oisans 12,6 km Moy 7,6 % Max 15,4%

http://www.cols-cyclisme.com/images/courbes/317.gif

 

Ascension de Oulles 1460 mètres de Bourg d'Oisans 10 km Moy 7,4% Max 10%

http://www.climbbybike.com/fr/ascension.asp?Col=Oulles&qryMountainID=13941

 

COL du SABOT 2100 mètres du Barrage de Vernay route de Vaujany (route à sens unique)

14,5 km Moy 8,9% Max 12%

http://www.cols-cyclisme.com/images/courbes/1039.gif

 

ascension de La Bérarde 1711 mètres

de Bourg d'Oisans (32km) route du Lautaret – Les Clapiers 26 km Moy 3,7 Max 10%

http://catenacycling.com/fr/tour-du-monde/detail/7625-la-berarde

 

Les 2 ALPES 1652 mètres Le Chambon 10 km Moy 6,2% Max10,7%

http://www.climbbybike.com/fr/profil.asp?Climbprofile=Les-Deux-Alpes&MountainID=6939

 

Col de Sarenne 1999 mètres

de Allemont 26 km Moy 4,6 % Max 15 %

de Bourg d'Oisans 21,2 km Moy 6% Max 10,5%

de Le Chambon 10 km Moy 9,5% Max 13%

http://www.cols-cyclisme.com/alpes-du-nord/france/col-de-sarenne-depuis-le-chambon-c886.htm

 

Col de la Croix de Fer 2068 mètres Barrage du Vernay 27,5 km Moy 4,7% Max 11,1%

http://www.cols-cyclisme.com/images/courbes/41.gif

 

 

Je vous aime donc je vous préserve

 

Celui que je reprends sur le parcours il ne fini pas la course

 

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Published by rambouillet.triathlon@yahoo.fr - dans Courses
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